Les valeurs du coaching sportif pour doper son management

Le sport en général et à fortiori le coaching sportif reflète les valeurs de la vie en général. Et si vous voulez être performant en sport et en entreprise, appliquez les mêmes méthodes ! C’est ce que Dynamique-Mag vous propose de découvrir ou redécouvrir ici. Une bonne leçon de motivation !

S’INSPIRER DU SPORT POUR CRÉER UN MANAGEMENT GAGNANT !

Les valeurs du sport peuvent facilement être transposables au monde de l’entreprise. Et l’intervention d’un entraîneur ou d’un sportif peut éclairer le management et rebooster les collaborateurs. Une technique de motivation originale et innovante !

Et si les clés de la réussite d’une équipe sportive pouvaient être transposées dans l’entreprise ? Comment un chef d’entreprise ou un manager peut-il s’inspirer des méthodes des coachs sportifs et des entraîneurs ? Quand le monde du sport, fort de ses valeurs, s’invite dans l’entreprise : débat et enjeux.

APPORTEZ DU PUNCH À VOTRE MANAGEMENT

Et si Aimé Jacquet, Claude Onesta ou Bernard Laporte s’invitaient dans vos entreprises ? « Transposer le sport à l’entreprise permet d’appréhender le management d’une manière plus simple, réelle et ludique » affirme François Leccia, directeur de l’Institut Sport & Management de Grenoble. Séminaires, conventions, team building… Choisir un sportif ou un entraîneur pour incarner votre message donne de l’envergure à votre événement, l’intrusion du sport dans l’entreprise s’avère à la fois divertissant et instructif.

La force du sport, ce sont ses valeurs. Solidarité, courage, esprit d’équipe, simplicité, dépassement… « Chaque sport véhicule des valeurs propres, des analogies qui se rapprochent de la réalité du management » selon François Leccia. Exemples ? Le rugby s’inscrit dans un schéma de conquête mais aussi de convivialité. Avec le football, c’est la simplicité des règles, la force du collectif qui prévalent. Que dire de l’aviron : un seul membre de l’équipe voit l’objectif, il doit fédérer son équipe autour de ce but commun… Une sacrée leçon de management.

« Le sport, c’est aussi l’école du droit à l’erreur. Il n’y a que celui qui n’est jamais tombé qui ne peut pas se relever. La force du sport c’est de se retrouver dans une situation difficile et de la dépasser, être capable d’en tirer les leçons. C’est une vraie école de vie » poursuit François Leccia.

UN ENTRAINEUR OU UN SPORTIF POUR CRÉER DU LIEN, INSUFFLER UNE NOUVELLE DYNAMIQUE À L’ENTREPRISE

« Les principales difficultés rencontrées en terme de ressources humaines ? La réticence au changement et le manque de transversalité » analyse Anne Decouzon, directrice adjointe des ressources humaines du du Crédit Social des Fonctionnaires (CSF).

BÂTIR UN ESPRIT D’ÉQUIPE

Côté ressources humaines, le recrutement s’opère souvent sur la base de l’expertise du candidat. Mais il faut s’interroger sur l’utilité d’avoir des collaborateurs hyper compétents, s’ils sont incapables de travailler ensemble… Le sport pourrait-il révolutionner les RH ?

FACILITER L’ACCEPTATION DU CHANGEMENT

« Dans un environnement tel que l’entreprise, il faut s’adapter, se montrer ouvert au changement, ne pas se contenter de reproduire des acquis mais au contraire innover » raconte Anne Decouzon.

Lorsqu’Aimé Jacquet prend la place de Gérard Houllier en 1993 (suite au fiasco des éliminatoires de la Coupe du monde de football de 1994), le nouveau sélectionneur des Bleus se trouve face à un drôle de défi : remotiver les troupes, trouver un nouveau souffle, se séparer de certains joueurs… Quand Jacquet raconte lors d’un séminaire son départ en Angleterre pour annoncer à Eric Cantona – figure tutélaire des Bleus – son éviction parce qu’il faut « comme un chef d’orchestre, associer les talents plutôt que les additionner », le discours a un effet de levier indéniable.

« MUSCLE TON JEU ROBERT ! » : LE DÉPASSEMENT

Véritable tribun, Aimé Jacquet dévoile au cours de ses interventions ce qu’il s’est réellement passé en 1998 dans les vestiaires des Bleus, pendant la mi-temps, alors que la France mène 1-0 contre le Brésil… Chacun retient son souffle et boit ses paroles.

Tout comme lorsque Camille Lacourt, champion de natation français, intervient avec son coach Romain Barnier pour expliquer le binôme entraîneur/sportif et redéfinir les contours de la relation employeur/employé.

APPRENDRE À TRANSFORMER L’ESSAI : S’INSCRIRE DANS UNE PERFORMANCE DURABLE

Claude Onesta, possède l’un des plus beaux palmarès d’entraîneur de handball de tous les temps : il a conduit son équipe à devenir la première équipe de handball masculin à cumuler trois titres majeurs (JO, championnat du monde et d’Europe). Onesta se considère davantage comme un manager que comme un entraîneur. Quand il aborde des thèmes comme le leadership, la transversalité, la performance… les participants comprennent le parallèle que peut avoir le management dans le sport et dans l’entreprise, et peuvent trouver de nouveaux leviers de motivation.

EN COULISSES : MODALITÉS DE L’INTERVENTION

Bouygues, Novartis, Crédit Mutuel, Retif, Manor… de nombreuses entreprises font appel à des sportifs de renom pour animer leurs séminaires. Mais beaucoup de PME également : le coaching gagnant est accessible à tous !

L’INTERVENTION D’UNE FIGURE DU SPORT : UTILE OU FUTILE ?

« Cette belle leçon de management à travers son expérience au plus haut niveau nous a totalement satisfaits » nous confie le responsable communication d’une grosse entreprise BTP. Le sport peut être un véhicule utile et fort pour l’entreprise. Véritable discipline de management, le sport crée des passerelles entre des situations et des expériences, pour mieux les appréhender. Mais c’est surtout sa dimension onirique qui séduit : l’intervention d’une personnalité a valeur de récompense, le sport fait rêver et c’est du rêve positif, ce qui manque à nos entreprises.

Source :

http://www.dynamique-mag.com/article/s-inspirer-du-sport-pour-creer-un-management-gagnant.3207

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Le coaching sportif en entreprise

C’est à la mode ! Et à l’approche du marathon de New-York dans quelques jours, nombre d’entreprises sautent le pas et organisent en interne des sessions de course à pied et de sport. C’est sain, ça fait du bien, ça ne coûte pas grand choses, même lorsque c’est encadré par un coach sportif, et c’est bon pour le moral des troupes ! Focus ici les salariés d’une start-up dans la région caennaise.

 

Chaque mardi, ils sont une dizaine à tomber le costume ou le tailleur pour le short, les baskets ou le survêtement.

Impossible de deviner que ce sont de jeunes entrepreneurs ou des cadres et salariés de start-up de l’agglomération caennaise. Pourtant, depuis deux ans, Synergia, agence de développement économique, propose ce service aux entreprises hébergées dans les pépinières de Caen la mer : Norlanda, cours Caffarelli, et Plug N’ Work, sur le campus technologique Effiscience à Colombelles. “C’est un service complémentaire”, explique Nicolas Geray, directeur des pépinières. “Nous appelons cela le coaching sportif. L’idée, c’est que l’entrepreneur ou le salarié quitte son bureau à midi et qu’il y soit de nouveau à 14 h. Les séances commencent vers 12h15 et durent une heure. Dans chacune des pépinières, il y a des vestiaires, des douches et pour 7€, nous proposons aussi de fournir sandwich, yaourt, pomme et bouteille d’eau aux sportifs. Les entrepreneurs et les salariés n’ont à s’occuper de rien”.

Sortir du cadre habituel du travail
Le coaching sportif procure à beaucoup une vraie rupture dans une vie rythmée par le travail. “Sans cela, je ne ferais pas beaucoup de sport”, reconnaît Nicolas Geray.  “Je m’y suis mise à la suite de ma grossesse pour prendre soin de moi”, explique Alice Badin, fondatrice  de l’entreprise Sinay. “J’aime la convivialité de ce rendez-vous. Je courrais beaucoup, j’avais laissé tombé et puis j’ai voulu à nouveau m’entretenir physiquement”,  indique Patrick Lenorman, créateur de Normandy Yacht Service. “Cela me permet de sortir du cadre habituel du travail et surtout, de trouver le temps de faire du sport. Le groupe, c’est motivant”, souligne Gwenaëlle  Lucas, gestionnaire de Norlanda. Tous ne participent pas à chaque séance. Martial Fesselier, le coach, s’adapte. “Je tiens compte des niveaux de chacun et j’accorde une importance à la notion de progrès”, note l’ancien sportif de haut niveau, aujourd’hui responsable de la société Ex Aequo communication. “Le matin, on n’a pas envie de se lever tôt. Le soir, on est fatigué. Le midi est un créneau idéal pour courir”. C’est aussi l’occasion de rencontrer d’autres entrepreneurs, d’évoquer son activité et pourquoi pas, de nouer des liens. “Nous avons des sociétés qui, entre elles, ont créé des projets grâce au coaching sportif”, indique le directeur des pépinières. “Ce service nous permet d’aller au delà de l’accompagnement classique d’entreprises. C’est un vrai bol d’air pour beaucoup. Un entrepreneur bien dans son corps travaille mieux”. Épisodiquement, certains entrepreneurs courent aussi avec un de leurs salariés. “Les entreprises hébergées en pépinière sont souvent petites. Il y a déjà une forte notion de proximité. Et faire du sport ensemble participe  à la cohésion dans l’équipe. Il y a des barrières qui s’effacent”. Libre à chacun ensuite de faire en fonction de son emploi du temps, de ne participer qu’à une séance sur deux… Mais le sac de sport oublié au domicile le matin est devenu une excuse peu subtile pour manquer le cours !

Source :

http://www.tendanceouest.com/actualite-24833-les-pionniers-du-sport-en-entreprise.html

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Le coaching sportif comme outil de réinsertion

Le Coaching intervient sous de multiples facettes. En même temps le sport est l’école de la vie. Pas étonnant que ces deux disciplines se réunissent et fusionnent pour réinsérer et remettre dans la droit chemin les âmes perdues. Le sport c’est le combat, c’est la dureté, bref ce que la vie peut vous infliger. Le coaching c’est transmettre, c’est aider, c’est redonner le goût à la vie. Focus ici sur la boxe, outil de réinsertion. Le Monde.

Des coups pour se remettre dans les clous

Boxe. Ils ont entre 15 et 32 ans. Détresse sociale, problèmes familiaux ont amené ces jeunes du XVe arrondissement de Paris à sortir du système scolaire. Chaque jour, l’association Impulsion 75, les réunit dans une salle de boxe. Objectif : la réinsertion et le retour à l’emploi. Un projet pilote qui pourrait s’étendre à tout Paris

 Il est 18 h. C’est une journée ordinaire qui s’achève au lycée Buffon, situé en plein cœur du XVe arrondissement de Paris. Dans les allées fleuries du prestigieux établissement, les élèves alanguis regagnent leurs pénates en flânant. Aucun ne semble surpris par le ramdam qui a commencé un étage plus bas. « Ce sont les boxeurs », renseigne une lycéenne.

Ils sont une quarantaine ce jeudi d’octobre, attroupés dans une salle aux murs d’abbaye. Certains boxent un sac de frappe, d’autres soulèvent de la fonte. Jérémy, 28 ans et Abdoulaye, 23 ans, quant à eux, enfilent des gants. Le combat se joue à touche-touche. « Abdoulaye ! Monte ta garde », prévient Dominique Delorme, 55 ans, coach sportif monté sur ressorts. Paf ! Le coup a fait mouche dans le nez. Sans rancune, on se salue et on recommence. « Ce sont deux jeunes issus de quartiers différents. Il y a trois ans, la situation aurait vite dégénéré », se satisfait Amirouche Aït Djoudi.

Amirouche, c’est celui qu’on écoute. Natif du XVe, il connaît tous les jeunes, les a vu dériver, a souvent évité le pire. Lui, il a eu plus de chance, obtenu un master à la Sorbonne. Pendant des années, il a recueilli les doléances de ces jeunes, las « de ne pas avoir leur lieu à eux malgré les promesses », toujours reportées aux calendes grecques.

Alors, un jour de février 2008, Amirouche a pris le taureau par les cornes. Avec ses « potes » Karim Tiar, avocat et Nabil Mimoun, cadre en ressources humaines à la mairie de Paris, ils montent avec trois bouts de ficelle l’association Impulsion 75. Amirouche a sorti un papier et un stylo. « On va tout faire pour obtenir un endroit pour boxer. Mais personne ne me lâche », a-t-il prévenu. Tous l’ont suivi. Des signatures, ils en ont eu plus qu’ils ne pensaient : « Une centaine en trois jours ! C’est dire combien la situation était urgente. »

Au début de l’été 2008, les nuits de violence qui agitent le XVe suite à la mort d’un adolescent donnent raison à la naissance d’Impulsion 75. Dans l’arrondissement, réputé calme et tranquille, commerçants et habitants semblent tomber des nues.« Pour nous, ce n’était pas une surprise, déplore un jeune. On a tiré la sonnette d’alarme plus d’une fois. »

Rapidement, épaulée par la Directiondépartementale de la cohésion sociale de Paris (DDCS), l’association obtient de la Mairieun créneau hebdomadaire au gymnase de la Plaine. Tropjuste par rapport à la demande. Les jeunes des différents quartiers y affluent par dizaines, se défoulent, échangent. En mars 2009, la Mairie de Paris propose un partenariat avec le lycée Buffon qui met une salle à disposition des jeunes pour qu’ils s’entraînent tous les soirs. Un symbole au cœur de cet établissement d’excellence. « Ils ont l’impression de rattraper quelque chose en venant ici, affirme Michel Pantèbre, le proviseur. J’ai bien quelques professeurs grincheux, mais ça ne va pas très loin. En trois ans, il n’y a eu aucun problème. »« On a tout de suite été emballé, se souvient Jean-Philippe Acensis, délégué général de l’Agence pour l’éducation par le sport (Apels). Tous les gamins qui posaient problème dans le quartier étaient là, motivés. Il y avait du potentiel, il fallait les aider. »

Si la boxe est un catalyseur efficace, les problèmes de fond subsistent. « Certains ne savaient ni lire ni écrire. D’autres n’avaient pas conscience des moyens existants pour trouver un emploi », assure Amirouche. Djiry, 32 ans, était un de ceux-là. Il a trouvé un poste d’aide-soignant grâce à Impulsion 75 : « La mission locale ? L’Ecole de la deuxième chance ? Je n’en avais jamais entendu parler. » Pour Nabil, taillé comme une armoire normande, les choses étaient encore plus compliquées : « Je suis tombé dans l’argent facile, j’ai fait de la taule. Je n’avais pas vraiment la tête de l’emploi. » Armé de sa seule volonté, Amirouche arpente les rues du XVe et tisse des liens avec les acteurs locaux en allant à la rencontre des policiers et en proposant des échanges avec les handicapés de l’Institut Saint-Jean de Dieu. « Ces jeunes en bonne santé ont pris conscience qu’ils n’étaient pas les seuls à être victimes de préjugés. Ça leur a donné envie de s’en sortir », se réjouit Amirouche.

Amirouche Aït Djoudi ne ménage pas ses efforts pour entraîner ses jeunes. Photo Camille Millerand

Aujourd’hui, Impulsion 75 voit plus loin. Avec l’Apels et la mission locale de Paris, l’association s’apprête à lancer des sessions de coaching. Des groupes de huit jeunes vont ainsi bénéficier d’un suivi intensif pour retrouver un emploi. Boxe, entretiens de motivation, visites d’entreprises… le projet est bien ficelé. Coût total : 115 000 euros, « presque autant que ce que coûte un prisonnier à la collectivité pour un an », note Amirouche.La Fondation GDF-Suez, partenaire depuis 2009 etla Fondation RATP sont des soutiens de poids. Pour autant, à l’heure de lancer le projet, les fonds manquent encore, même si tous les acteurs rêvent déjà d’étendre ce projet à l’ensemble des arrondissements parisiens.

Il est 20 heures. Fin de l’entraînement. Les jeunes regagnent les vestiaires en sueur. La nuit est tombée. Une lumière attire l’attention d’Amirouche. « C’est Jérémy, il est encore sous la douche. Je vais lui dire de se dépêcher », anticipe Nabil. « Non, c’est bon, tranche Amirouche. Il refermera derrière lui. »

Florent Bouteiller

Source :

http://combat.blog.lemonde.fr/2011/10/21/des-coups-pour-se-remettre-dans-les-clous/

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Coaching sportif : une reconversion réussie !

Une reconversion réussie et qui porte ses fruits on peut le dire pour cet ancien sportif de haut niveau. Le sport mène à tout – c’est une véritable école de la vie. Et dans la vie il faut coacher et transmettre son savoir et son expérience !

Au sein du « collectif 13ème round », Enoch Effah, sportif de haut niveau a raccroché les gants pour coacher des jeunes en difficulté scolaire. Une nouvelle méthode qui séduit aussi les grandes écoles et le monde de l’entreprise.

Ecouter la chronique :  » INITIATIVE FRANCE INFO »   (2’42″)

Il met le sport au service de l’emploi… utilise la boxe pour parler de citoyenneté… Enoch Effah 29 ans est le genre de sportif à la carrière exemplaire. Triple champion du monde de boxe française, cinq fois champion de France. Passé maitre dans l’art du KO, il s’est lancé un nouveau défi. Et pas des moindres cette fois avec une équipe de sportifs de haut niveau, il a crée le collectif 13ème Round avec comme objectif : donner l’envie aux jeunes en échec scolaire de se battre, de se construire un avenir.

Source :

http://www.france-info.com/chroniques-initiative-france-info-2011-10-17-le-coaching-sportif-a-l-ecole-des-champions-569379-81-482.html

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Le Coaching sportif, on l’applique ensuite à vie !

Marcher c’est une leçon de vie. La pratique du sport, même à petite échelle,  réduit considérablement les risques d’accidents cardio-vasculaires rappelons-le. Et les conseils que pourrait vous prodiguer de façon ponctuelle un coach sportif, ils sont valables toute la vie. Voire indispensable lorsqu’on avance dans l’âge. Reportage ici dans le Nord avec la marche nordique !

Quand la pratique du sport rime avec bien-être et santé

De Barlin à Verquigneul en passant par Béthune, John propose la marche nordique dans tout le Béthunois.

Trois ans après l’ouverture de son activité, John L. suscite toujours autant d’intérêt. Coaching Sport Santé, où comment garder une activité physique régulière de 7 à 77 ans.

De la marche nordique aux exercices d’étirement, autant de disciplines à pratiquer en groupe, avec un suivi individuel.
Le rendez-vous est donné à 11 heures au parc de la Loisne. Chaussures de sport aux pieds, jogging de sortie et bonne humeur sont les ingrédients indispensables pour ce cours de marche nordique. Le professeur n’est ni plus ni moins que John Lavigne. Entraîneur à Artois Athlétisme, celui qui a lancé Lucie C. au niveau international est aujourd’hui un professeur de sport libéral. Il y a trois ans, il a créé Coaching-Sport-Santé : des cours d’activités physiques pour tous les âges et pour tous les niveaux. « Que ce soit les problèmes cardiaques, l’obésité, l’insuffisance respiratoire, le diabète, la dépression ou encore les douleurs articulaires, on soigne tout par une activité physique régulière, explique-t-il. Le corps médical s’intéresse de plus en plus à la marche nordique par exemple. En Allemagne, quelques séances sont même remboursées par la sécurité sociale, ce qui a fait diminuer la consommation antibiotique et les arrêts maladies ». Quoi de mieux qu’un bon bol d’air et une activité physique régulière pour vivre mieux. Les médecins nous disent souvent : « allez marcher un peu », « faites du sport ». Mais ce n’est pas toujours facile. Quel que soit l’âge. « Moi je suis asthmatique, explique une des participantes. La première séance a été très difficile, je me suis arrêtée six fois autour de la gare d’eau, je n’avais plus de souffle. Mais, à force, John a réussi à me faire avancer par ses conseils. L’avantage ici, c’est qu’on a un suivi personnalisé tout en étant en groupe. Aujourd’hui, je ressens moins de douleurs et même mon médecin est étonné que j’aille aussi bien.
» Chaque vendredi matin, quelques Artésiens se rejoignent donc au Parc de la Loisne à Verquigneul pour une heure d’activité. Pas plus. Après quelques échauffements et étirements musculaires, place à la marche nordique. Une discipline idéale où il s’agit d’accentuer le mouvement naturel de balancier des bras pendant la marche, et de propulser le corps à l’aide de deux bâtons spécifiques. « Cette activité est bénéfique à tous les niveaux puisqu’on sollicite en douceur toutes les chaînes musculaires du corps, et on offre une plus grande amplitude pulmonaire avec l’ouverture complète de la cage thoracique, précise le coach. On perd en moyenne 400 à 600 calories par séance, c’est intéressant. J’ai même donné ce programme à Lucie C. avant ses échéances internationales ».
Ancien aide-soignant et entraîneur de haut niveau, John Lavigne sait de quoi il parle. Petit à petit, certains médecins ou cardiologues le sollicitent pour des activités concernant leurs patients. Jeanne, 85 ans, est l’une des plus fidèles participantes. Même les jeunes peuvent suivre les cours. « On adapte l’intensité et la discipline selon les besoins de chacun, explique-t-il. Le sport, c’est bon pour tout le monde. Mais ce que je veux dire aussi, c’est qu’il n’y a pas que le sport de haut niveau. Le sport est avant tout un bien-être et un plus en matière de santé. Alors, pratiquer une activité régulière ne peut vous faire que du bien. »
Adrien JUSTINE

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