Le Coaching se développe et résonne de plus en plus aux oreilles des Français. A l’inverse 3000 nouveaux avocats arrivent chaque année sur le marché alors que l’activité des tribunaux reste stable. Le Coaching demande certaines compétences auxquelles les avocats peuvent répondre. C’est pourquoi certains se positionnent sur ce nouveau segment. Revue de détail ici par le Figaro.

 

Les avocats en quête de nouveaux espaces

Une grande majorité d’entre eux privilégie l’activité de conseil en amont.

Les avocats quittent la robe pour le costume : la moitié d’entre eux estiment désormais que leur avenir professionnel ne se joue pas dans les prétoires mais dans le conseil, selon les études du CNB (Conseil national des barreaux, qui représente l’ensemble de la profession). Les faits ne leur donnent pas tort : au cours des deux dernières décennies, le nombre de membres des barreaux n’a cessé de croître - tous les ans, 3000 nouveaux entrants prêtent serment - tandis que l’activité des tribunaux, elle, est restée stable.

Que font alors les avocats s’ils ne plaident pas ? «Le contentieux n’augmente pas, mais le droit joue un rôle de plus en plus important dans la société, occupant aujourd’hui des pans entiers de l’économie longtemps régentés par l’État – il faut se souvenir qu’il n’y a pas si longtemps les prix étaient fixés», explique Thierry Wickers, président du CNB, qui s’apprête à achever son mandat à la fin de l’année et a beaucoup poussé ses troupes vers le conseil. Par ailleurs, les avocats s’aventurent vers de nouveaux métiers, tentant de repousser le tracé de leur terrain professionnel : coaching, lobbying, fiducie…

Récemment, la profession s’est glissée dans des domaines inattendus. Les avocats ont obtenu le droit d’exercer des activités comme agent sportif ou agent artistique. Ils ne désespèrent pas non plus de s’introduire sur de plus vastes marchés, comme celui de l’immobilier : 33 % d’entre eux comptent exercer comme mandataires en transaction immobilière - par exemple à l’occasion d’une vente intervenant dans le cadre d’un divorce, d’une transmission d’entreprise, etc. Au printemps dernier, la Cour de justice européenne a réveillé leurs appétits sur ce dossier en déboutant les notaires, qui s’abritaient derrière leur statut pour refuser l’arrivée de professionnels de nationalité non française dans l’Hexagone.

«On peut très bien imaginer maintenant que, de la même façon, un client qui porterait plainte devant la cour luxembourgeoise en dénonçant le monopole de fait des notaires français sur la publication des ventes immobilières obtienne gain de cause», souffle un responsable de la profession.

En attendant, les robes noires s’appuient sur l’acte d’avocat pour travailler leur nouvelle image, celle d’un professionnel du droit qui consolide les contrats en amont plus qu’il ne combat leurs failles après coup. Six mois après la mise en œuvre de ce texte promis par Nicolas Sarkozy, 15 % des avocats ont signé des actes d’avocat, et 66 % disent s’apprêter à le faire. À l’avenir, ces actes seront centralisés et archivés à la façon des testaments par le notariat.

D’ici à quelques semaines, un autre changement culturel s’annonce, avec l’arrivée de la «procédure participative», terme barbare qui désigne un nouveau type de procédure judiciaire dans laquelle les avocats tenteront de concilier les deux camps au lieu d’épouser la cause d’un protagoniste : au bout du compte, on ne soumettra au juge que les points de discorde persistants.

Source :

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/11/06/01016-20111106ARTFIG00241-les-avocats-en-quete-de-nouveaux-espaces.php

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