La course mythique des 24H du Mans est de loin la course automobile la plus difficile et la plus exigeante au monde. En plus de la préparation physique est apaprue ces dernières années la préparation mentale et l’intervention d ‘un coach spécialisé. Pour une course telle que celle-ci c’est capital de positiver en permanence malgré les aléas liés à la course et d’avoir une pleine confiance en soi. Visiblement comme le détaille ici Endurance-Info, la relation entre le coach et son pilote font des merveilles…

FABIEN THUNER : BON SANG NE SAURAIT MENTIR…

Dans la famille Thuner, je demande le grand-père, Jean-Jacques – une participation aux 24 Heures du  Mans en 1965-, je demande le père, Bernard -quatre participations aux 24 Heures, en 1989, 1990,1991 et 1995-, participant régulier du Classic Endurance Racing -il vient de terminer sixième à Estoril sur une Lola T70; il a également été vainqueur au scratch du plateau 5 lors de Le Mans  Classic 2010 avec aussi une Lola T70 et faisait partie du Team 21, vainqueur du classement teams de cette même édition de Le Mans  Classic et il a remporté hier au Castellet la course du CER1 lors des Dix Mille Tours, toujours sur Lola T70-…, il faudra  maintenant demander aussi le fils, Fabien !

 

En effet, le jeune pilote suisse, âgé de 23 ans, après avoir débuté par le karting et fait de la Formule Renault dans le Championnat Suisse et en Eurocup Formule Renault 2.0, court cette année en Eurocup Mégane Trophy dont il est actuellement sixième au classement pilotes. Il a également fait récemment ses débuts en proto dans la  Série VdeV à Nogaro sur une Norma M20 FC de l’écurie Palmyr, aux côtés de Grégory Fargier, suppléant Jean-Michel Ogier, habituel titulaire du baquet de la Norma n°2.

 

Coup d’essai, coup de maître, puisque Grégory Fargier et Fabien Thuner ont remporté les Quatre Heures de Nogaro. Grégory Fargier avait passé le relais en première position au jeune suisse et alors qu’on aurait pu craindre que Fabien ne puisse défendre sa position face à des pilotes d’expérience tels que le britannique Bryce Wilson, il n’en a rien été et la Norma n°2 a remporté une nette victoire.

 

Fabien a répondu à quelques questions.

 

Fabien, ton grand-père était pilote, ton père court encore, est-ce qu’ils t’ont amené à faire de la compétition ou est-ce un souhait personnel ?

« Oui ils étaient pilotes, mais je n’ai que connu très peu les circuits car mon père a arrêté le sport auto pendant 10ans (il s’est mit à la voile et n’avait plus aucun rapport à part ses amis avec la course). Donc mon premier souvenir de course est d’avoir pu mettre les mains sur le volant de la ROC qui participait au Mans en 1991.

 

Mais dans la famille tout est rapport aux autos, ils ont un garage à Genève de voitures anglaises… Et c’est vers 13 ans que j’ai pu enfin piloter un kart de compétition après pas mal de discussions. Mon père a repris le virus mais des pistes en voulant faire mon mécano et ce jusqu’à 16ans.

 

Donc Karting en Suisse jusqu’à 16ans en 125cc. Puis étant trop grand et lourd pour le kart je me suis dirigé vers la monoplace, mais avec le même système pendant un an, à savoir mon père et moi pour tout faire, mécanique, transport, nourriture etc.. Ensuite j’ai eu la chance d’intégrer l’équipe Jenzer Motorsport chez qui j’ai appris le professionnalisme d’un pilote. Je menais (et encore maintenant) aussi en parallèle mes études, donc j’ai eu à sacrifier quelques championnats pour mes examens (j’ai pu finir 4e du chpt Suisse en manquant 4 courses). Puis, en 2010, les budgets pour poursuivre en monoplaces n’étaient plus raisonnables à mon goût et m’ont poussé vers la Mégane Trophy chez Thierry Boutsen Energy Racing où je cours encore cette saison. »

 

Quels sont tes pilotes favoris ?

« Après mon père et mon grand-père ;-) j’admire tous les pilotes qui ont le sens du travail et de la détermination, avec un plus pour les pilotes Suisse évidemment. J’aime aussi les pilotes humains, tels que Kimi Raikkonen. »

 

Quelles sont tes impressions après la  course de Nogaro ? Courras-tu en VdeV d’ici la fin de saison ?

« Nogaro était génial! J’ai été embarqué dans la famille Palmyr via David Zollinger, ils m’ont mis à l’aise et mon coéquipier aussi. Je ne connaissais pas la piste ni l’auto et encore moins l’endurance! C’est là que j’ai pu récolter les fruits du travail effectué cette année en entrainements avec David, car j’étais tout de suite dans le coup! Je ne sais pas si je pourrai encore rouler en VdeV cette saison, mais j’en ai envie! »

 

Ton garnd-père et ton père ont fait les 24 Heures du Mans. Souhaites-tu les imiter ?

« Oui, les 24h sont cachées quelque part dans mes veines! »

 

David Zollinger est ton coach. Comment l’as-tu choisi ? Que t’apporte le coaching ?

« On va dire que c’est David qui m’a pris comme pilote ;-) Non nous nous sommes trouvés, nous sommes des amis proches maintenant. Il a su me donner la confiance et la sérénité dont j’avais besoin pour progresser. Et il est aussi toujours de bon conseil pour les décisions à prendre. »

 

As-tu déjà des projets sportifs pour l’année prochaine ?

« Non l’année prochaine je n’ai rien de fixe encore, la Mégane Trophy reste une option, le VdeV aussi, mais il y a d’autres portes à ouvrir. On verra! »

 

Propos recueillis par Claude Foubert

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